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Mise à jour réglementaire · Partie 10 sur 5 de cette série

Une explication hebdomadaire des nouvelles réglementations et modifications réglementaires du transport et de la logistique dans l'UE, basée sur notre répertoire de documents.

Accès des autorités aux données eFTI : ce qu'exige l'article 3 du règlement 2024/1942

9 septembre 2026 · EN · NL · DE · FR

Pourquoi c'est important maintenant

Depuis le 21 août 2024, les autorités compétentes dans toute l'UE ont le droit légal de demander les informations électroniques de transport de marchandises (eFTI) directement auprès des plateformes certifiées, plutôt que d'exiger des chauffeurs qu'ils présentent des documents papier. Deux ans plus tard, de nombreux transporteurs ne savent toujours pas exactement ce que recouvre ce droit, ni quel article du droit européen le régit.

La règle : l'article 3 du règlement 2024/1942

Le règlement d'exécution (UE) 2024/1942 de la Commission est le texte technique complémentaire au règlement eFTI de base (UE) 2020/1056. Il ne précise pas quelles données doivent être transportées, cela est réglé ailleurs, mais explique comment un contrôleur, un douanier ou un policier accède réellement à ces données une fois qu'elles se trouvent sur une plateforme eFTI certifiée plutôt que dans la cabine.

L'article 3 du règlement décrit la procédure qu'une autorité compétente doit suivre pour consulter les informations eFTI lors d'un contrôle routier ou administratif : l'autorité s'identifie électroniquement, soumet une demande d'accès structurée via l'interface reliant le système national à la plateforme eFTI, et la plateforme doit fournir les données demandées sans retard injustifié. L'annexe I du règlement définit la structure technique des messages utilisés pour ces demandes, de sorte qu'un contrôleur français puisse interroger une plateforme certifiée en Pologne avec le même format électronique qu'utiliserait un douanier allemand.

Point essentiel : ce droit d'accès passe par les systèmes nationaux de contrôle, pas par le téléphone du chauffeur. Un chauffeur peut toujours montrer le code QR ou l'écran de connexion, mais le mécanisme juridique sous-jacent est autorité-vers-plateforme, encadré par l'article 3, pas autorité-vers-chauffeur.

Ce que cela signifie concrètement

Pour les chauffeurs indépendants, cela déplace la charge de la preuve hors de la cabine. Si l'expédition est enregistrée sur une plateforme eFTI certifiée, un contrôleur peut interroger directement cette plateforme plutôt que d'exiger des documents sur place. Cela protège les chauffeurs d'une sanction pour un document qu'ils n'ont simplement pas sur eux, à condition que les données sous-jacentes soient correctement enregistrées.

Pour les planificateurs, cela signifie que la certification de la plateforme et l'enregistrement correct des expéditions comptent plus que jamais : si une demande d'accès au titre de l'article 3 revient vide ou incomplète parce que l'enregistrement eFTI n'a jamais été correctement créé, l'amende retombe sur le transporteur, pas sur la plateforme.

Pour le personnel douanier et les équipes de conformité, cela signifie que construire, ou vérifier, le lien technique entre les systèmes nationaux de contrôle et les plateformes eFTI certifiées n'est plus optionnel. Le règlement 2024/1942 fait de ce lien le canal légal par lequel doivent transiter les contrôles routiers et administratifs, aux côtés des contrôles papier et écran traditionnels qui restent valables pendant la période de transition.

Ce qu'il faut vérifier maintenant

Posez une question directe à votre fournisseur de plateforme eFTI : notre plateforme peut-elle répondre à une demande d'accès au titre de l'article 3 émanant d'une autorité compétente dans le délai attendu par le règlement, et ce lien a-t-il réellement été testé avec un système national de contrôle ? Si la réponse est vague, c'est la faille à combler avant le prochain contrôle routier, pas après.

Sources

Questions fréquentes

Que régit le règlement 2024/1942 ?

Il établit les procédures communes et les règles techniques permettant aux autorités compétentes d'accéder aux données eFTI enregistrées sur des plateformes certifiées, y compris le lien avec les systèmes nationaux de contrôle. Il complète le règlement 2020/1056 sans modifier les données devant être transportées.

Que prévoit l'article 3 du règlement ?

L'article 3 décrit la procédure qu'une autorité doit suivre pour demander l'accès aux données eFTI lors d'un contrôle : identification électronique, demande d'accès structurée via l'interface entre les systèmes nationaux et la plateforme, et obligation pour la plateforme de fournir les données sans retard injustifié.

Depuis quand ce droit d'accès s'applique-t-il ?

Le règlement s'applique depuis le 21 août 2024, la même date à laquelle le règlement eFTI de base (UE) 2020/1056 est devenu applicable dans toute l'UE.

Que doivent vérifier les transporteurs dès maintenant ?

Confirmez auprès de votre fournisseur de plateforme eFTI que le lien technique avec les systèmes nationaux de contrôle exigé par l'article 3 a réellement été testé, et pas seulement théoriquement pris en charge, afin que les demandes d'accès lors des contrôles routiers reçoivent une réponse sans délai.

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Document source: eFTI Authority Access (Reg. 2024/1942) →